En Bourgogne-Franche-Comté, une victoire de la liste FN conduite par Sophie Montel n’est plus à exclure. Arrivée en tête avec 31,48 % des suffrages, la candidate creuse l’écart avec François Sauvadet, chef de file UDI-LR (24 %), et la socialiste Marie-Guite Dufay (22,99 %).

Il n’y aura de fusion ni à droite ni à gauche. La liste EELV de Cécile Prudhomme, celles du PCF-MRC conduite par Nathalie Vermorel et de Christophe Grudler, candidat MoDem dans la seule région métropolitaine où l’accord avec l’UDI et LR s’est avéré impossible, n’ont pas atteint le seuil des 5 %.

A droite, M. Sauvadet a indiqué que son équipe était « solide », qu’il n’avait « pas l’intention d’en changer » et qu’il n’y aurait pas de discussion avec Maxime Thiébaut (Debout la France), seul en situation de fusionner avec 5,17 %.

Mme Montel tente de son côté un appel du pied en sa direction : « Ils nous avaient expliqué qu’ils n’étaient ni système ni extrêmes et je suppose que, dans leur esprit, c’est nous les extrêmes. Mais ces électeurs sont libres, et je les incite à renforcer le camp des patriotes puisqu’ils s’en réclament. » Chacun va repartir au combat avec ses équipiers d’origine.

M. Sauvadet assure que la présidente PS sortante de Franche-Comté a subi « un camouflet avec ses 23 % ».
Mme Dufay répond qu’elle « talonne Les Républicains » et que sa liste est « la seule qui puisse faire rempart face au FN ».

Mme Montel espère que, parmi les 49,44 % d’électeurs qui se sont abstenus, certains voteront pour elle le 13 décembre. « Nous sommes porteurs de la dynamique, et la perspective d’une victoire est crédible. Il n’est pas question de fanfaronner mais nous avons une chance », insiste-t-elle.
Sources : www.lemonde.fr.