Christian Bobin : « Un peintre, c’est quelqu’un qui essuie la vitre entre le monde et nous avec de la lumière, avec un chiffon de lumière imbibé de silence. »

Même le Capitaine
se prosterne devant
le seigneur du printemps

Matsuo Bashõ  ( 1644-1695 )

Allain Leprest, La gitane

« Depuis longtemps je me vantais de posséder tous les paysages possibles. »
Arthur Rimbaud, une saison en enfer

Le camion de l’alimentation générale culturelle est de retour. Hier, Patrick Dubost nous a lu quelques-uns de ses poèmes. Il était accompagné par un très bon accordéoniste/guitariste de Nevers, Alain Buisson. Demandez le programme !

« Les mains des conteuses sont des fleurs agitées par le souffle chaud du rêve, elles se balancent en haut de leurs longues tiges souples, fanent, se dressent, refleurissent dans le sable à la première averse, à la première larme, et projettent leurs ombres géantes dans des ciels plus sombres encore, si bien qu’ils paraissent s’éclairer, éventrés par ces mains, par ces fleurs, par ces mots.  »
Carole Martinez, Le cœur cousu, Gallimard.

Le monde entier ne saura jamais à quel point j’étais triste,
à quel point tu t’es trompée.
Le monde entier n’a même pas vu qu’on t’avait retrouvée pendue,
à tes pieds deux trois dessins et des lettres à tes copains. Lire la suite

« Un jour nous comprendrons que la poésie n’était pas un genre littéraire mal vieilli mais une affaire vitale, la dernière chance de respirer dans le bloc du réel. » (Un assassin blanc comme neige)

La terre est bleue comme une orange / Jamais une erreur les mots ne mentent pas / Ils ne vous donnent plus à chanter / Au tour des baisers de s’entendre / Les fous et les amours / Elle sa bouche d’alliance / Tous les secrets tous les sourires / Et quels vêtements d’indulgence / À la croire toute nue. / Les guêpes fleurissent vert / L’aube se passe autour du cou / Un collier de fenêtres / Des ailes couvrent les feuilles / Tu as toutes les joies solaires / Tout le soleil sur la terre / Sur les chemins de ta beauté. (Paul Eluard, L’amour la poésie, 1929)

Je la voyais danser, danser / La gitane sur le paquet / Des cigarettes de papa / Elle avait une robe en papier / Les yeux bleus comme la fumée / Et la peau couleur de tabac

Eh, señorita SEITA / Ce soir je vais craquer pour toi / L´accordéon de mes poumons / Sur cette fine silhouette / Et ses castagnettes muettes / Dans la nuit noire du goudron Lire la suite

« À l’enfant qui me deman­derait ce que c’est que la beauté – et ce ne pourrait être qu’un enfant, car cet âge seul a le désir de l’éclair et l’inquiétude de l’essentiel – je répon­drais ceci : Lire la suite

Linge étendu par les bras roses de maman !

Primitive épreuve de la cuve aux cendres de sarment…
Œufs à la neige du savon… Lire la suite